Archives par mot-clef : Ecrire

Découvrez le programme 2020-2021

Publié le par La rédaction NRP

Septembre 2020

Revue Écrire et faire écrire
Séquence 6e : Contes et fabliaux transposés en faits divers
Séquence 5e : Imaginer un carnet de voyage
Séquence 4e : Écrire et lire de la poésie amoureuse
Séquence 3e : Les enjeux de l’écriture biographique : Je n’ai pas le temps, le récit de la vie d’Évariste Galois par Jacques Cassabois

Supplément
Le Magicien d’Oz , de L.-.F. Baum – Niveau 6e

Novembre 2020

Revue La grammaire, acquérir les bons réflexes
Séquence 6e : « Mon nom est personne »
Séquence 5e : Les fonctions dans la phrase, autour de Sinbad
Séquence 4e : Dialogue et beau langage : La Dispute de Marivaux
Séquence 3e : Discours et éloquence pendant la Seconde Guerre Mondiale

Supplément
Frankie Adams de C. McCullers et L’Éffrontée de C. Miller – Niveau 5e

Janvier 2021

Revue Textes et images
Séquence 6e : Le Petit Nicolas de Sempé
Séquence 5e : Portrait de famille, peinture et photo
Séquence 4e : Métamorphoses d’Orphée
Séquence 3e : Littérature et cinéma : L’Enfant de Jules Vallès et Les Quatre Cents Coups de François Truffaut

Supplément
Le Voyageur sans bagage de J. Anouilh – Niveau 4e

Mars 2021

Revue L’auteur, témoin de son temps
Séquence 6e : Homère, éducateur des Grecs
Séquence 5e : L’aventure ferroviaire dans la littérature
Séquence 4e : La presse en marge de la littérature
Séquence 3e : Littérature et témoignage : Ceux qui avaient été choisi de Charlotte Delbo

Supplément
Boule de Suif de G. de Maupassant – Niveau 3e

Mai 2021

Revue Lire : ce que nous disent les textes patrimoniaux
Séquence 6e : Lire un classique de la littérature jeunesse
Séquence 5e : Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier
Séquence 4e : Les Misérables : Victor Hugo et Ladj Ly
Séquence 3e : Rhinocéros, une nouvelle de Ionesco

Supplément
Sans famille d’H. Malot – Niveau 5e

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Revue – Septembre 2020

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Écrire

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Le Petit Robert Écrire, c’est d’abord une affaire de grattage et d’incision. Que ce soit par la racine indo-européenne (°sker) ou par la racine germanique (°wreitan) : toutes deux signifient bien entailler, inciser, témoignage des origines matérielles de l’écriture. Écrire de manière incisive, voilà, si on ignore l’étymologie, une forme de pléonasme métaphorique… Car si, aujourd’hui, écrire ne consiste presque plus jamais à creuser la matière (sauf peut-être sur les pierres tombales et la plaques professionnelles), arrimés que nous sommes tous à nos claviers d’ordinateurs, on devrait garder en mémoire cette idée de profondeur et matière liée à l’écriture. Idée que conserve, curieusement, le mot fichier, de nos fichiers informatiques : °figicare, °ficcare, du latin classique figere signifie entre autres « transpercer ». Cela ne manque pas de piquant, en effet…

 

ECRIRE verbe transitif  est issu (vers 1050, escrire) du latin scribere «tracer des caractères», «composer (une œuvre)», qui s’apparente à des termes indoeuropéens signifiant «gratter, inciser», ce qui rappelle l’origine matérielle de la plupart des écritures, gravées sur pierre ou incisées. Voir aussi le schéma.

Le verbe apparaît au sens général de «tracer (pour dessiner, peindre)», «mettre par écrit», valeur qui donne lieu à divers usages. Il est employé intransitivement pour «rédiger une lettre» (après 1250), et dans écrire à quelqu’un (vers 1560).

Il signifie ensuite «inscrire d’une manière durable» (1268) et, par extension, «tracer une inscription» (1395), puis «exprimer (quelque chose) par l’écriture» (vers 1370), aussi absolument (1549) ; de la écrire de quelque chose (vers 1250), écrire quelque chose «écrire au sujet de» (vers 1650) et écrire que «exposer dans un ouvrage».

S’écrire a signifié  «s’intituler (d’un ouvrage)» (fin XIVe siècle) et au XVIe siècle «écrire  son nom». Au XVIe siècle le verbe prend un sens métonymique : «employer telles lettres pour écrire (un mot)».

L’Académie relève au XIXe siècle le sens analogique de «composer en musique» (1835); au XXe siècle, écrire s’emploie avec une valeur extensive pour «inscrire (des informations) dans une mémoire électronique» (après 1960).

La valeur générale a suscité plusieurs locutions : écrire sur l’onde (1672) «oublier quelque chose» et «travailler sans résultat» a disparu ; ce qui est écrit est écrit (1694) «ce qui est convenu par écrit ne peut être changé », correspond aux paroles de Ponce Pilate aux Juifs qui voulaient modifier l’inscription sur la croix du Christ (Évangile selon saint Jean, XIX, 19) ; c’est (c’était) écrit «cela devait arriver», (XIXe siècle), auparavant il est écrit «Dieu l’a décidé » apparait au XVIe siècle dans les premières traductions de la Bible (aussi cela était écrit au Ciel, 1694). Par comparaison, écrire comme un chat (XVIIIe siècle) signifie «écrire très mal».

L’importance de l’écriture dans la civilisation est marquée par toute une série d’emplois figurés anciens. Dès le XIIe siècle on relève écrire a mal (a bonté ) «imputer à » (vers 1175), écrire quelqu’un a rei «le désigner comme roi» (vers 1190) ; ces emplois ont disparu en moyen français. Le verbe a eu aussi les sens de «dénombrer», «décrire», «présenter» (vers 1190), d’où «enregistrer» (fin XIVe siècle), sens qui se maintient jusqu’au XIXe siècle.

Écrire quelqu’un a signifié  «l’enrôler» (vers 1350) et «le commander» (fin XIe siècle).

Enfin au XVIe siècle le verbe prend le sens d’«enseigner (une doctrine) par écrit» (1549). Ces emplois ont disparu à  partir du français classique.

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