Promenades esthétiques au Centre d’Arts et de Nature

Publié le par la redaction nrp

Par Gaëlle Bebin

 

« Le jardin des bulbes fertiles » © Gaëlle Bebin

« Le jardin des bulbes fertiles »

Le domaine de Chaumont-sur-Loire ouvre ses multiples espaces (château, parc, mais aussi château d’eau, asinerie, grange, écurie…) à l’inspiration des artistes, qui les investissent le temps de quelques saisons ou de manière permanente. Art contemporain, nature et patrimoine se mettent mutuellement en valeur.

Chaumont, c’est d’abord un château en bord de Loire, qui fut d’abord une forteresse au Moyen-Age, reconstruite à la Renaissance et au XVIIIe siècle.  Il conserve une allure défensive avec ses chemins de ronde, ses meurtrières et ses mâchicoulis. Propriété de Catherine de Médicis, il fut donné à Diane de Poitiers après la mort d’Henri II.  Les initiales et les blasons sculptés dans la pierre témoignent de ses occupants successifs.  Au XIXe, Madame de Staël y séjourna. Aujourd’hui, l’État y invite des plasticiens ; Sarkis expose jusqu’à fin 2014 ses vitraux dans les combles du château. À l’intérieur des mansardes traînent élégamment de vieux objets, cadres en bois et fauteuils défraîchis. Devant chacune des fenêtres, une photographie transformée en vitrail – souvent une image de notre monde contemporain – fait coexister passé et présent dans la même lumière.  Dans d’autres recoins, on découvre de très belles séries en noir et blanc de sous-bois et de nuages (dans la salle du Porc-Epic, emblème de Louis XII), tandis que d’impressionnantes images de plantes carnivores sont exposées dans les galeries du château et que des assiettes remplies d’une maléfique soupe verte attendent les visiteurs dans la salle à manger…

Une fiche-parcours est prévue pour faire observer aux collégiens de 6e et 5e les détails des différents espaces du château et une visite-atelier autour du thème « emblèmes et chimères » leur permet de repérer les formes d’un bestiaire dans les motifs des tapisseries, gargouilles et décors sculptés, de découvrir leurs histoires, et de créer dans l’argile leur propre chimère.

Les autres édifices du domaine accueillent aussi des expositions, également jusqu’au 3 novembre, comme l’« Invisible project » présenté dans l’asinerie, qui fait

Photographies de Shin-Ichi Kubota dans la salle du Porc-Epic © Gaëlle Bebin

Photographies de Shin-Ichi Kubota dans la salle du Porc-Epic

disparaître les constructions les plus célèbres pour ne conserver que leur environnement naturel. D’autres expositions sont permanentes. Les titres des installations de Bob Verschueren jouent sur les mots ; Réflexion, fondée sur le reflet, se présente comme un palindrome et Le règne végétal associe trône et arbre dans une métaphore visuelle. Dans le parc, L’Arbre aux Echelles de François Méchain est inspiré de l’histoire du baron perché dans les arbres imaginée par Italo Calvino.

Quelle que soit la partie du domaine visitée, le carnet de Chaumont accompagne les élèves et les invite à dessiner, coller et écrire tout au long d’un parcours de 2h30.

Un atelier « Land Art » permet pendant 2 heures, après un rappel historique, d’expérimenter in situ l’élaboration d’une œuvre dans le paysage avec les moyens de la nature. Les élèves présentent ensuite leur œuvre et expliquent leur démarche.

Enfin, le Festival international des jardins se déroule jusqu’au 16 octobre sur le thème, cette  année, de l’avenir et de la biodiversité. Le jardin « Graines d’espoir », conçu par des élèves de bac professionnel Aménagement paysager et des étudiants de BTS Design d’espace, met en valeur graines et mauvaises herbes. « La transparence du ver » invite à observer de très près la diversité des espèces et « Le jardin des plantes disparues » à la protéger. Tout près, la nature reprend ses droits et envahit librement nos intérieurs dans « La nature des choses ». À l’inverse, « Le jardin à la rue » propose des solutions concrètes pour intégrer harmonieusement la nature à la ville.

Cette année, c’est le thème de la forêt qui est proposé dans les posters pédagogiques disponibles pour chaque établissement dans les CRDP.

Le 21 juin 2012 aura lieu une rencontre événement, « Rio + 20… + 40 », au Muséum National d’Histoire Naturelle à Paris, autour de l’éducation au développement durable. Les classes de collège inscrites au dispositif Agenda 21 pourront présenter leurs travaux sur la question « Dans quelle ville vivrons-nous dans 20 ans ? ». Le prochain Sommet de la Terre a lieu à Rio en 2012 ; le premier y avait réuni de très nombreux pays en 1992 et il avait mené à la Déclaration de Rio sur la protection de l’environnement.

Le chemin de Diane de Dominique Bailly © Gaëlle Bebin

Le chemin de Diane de Dominique Bailly

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