L’image assemblage

Publié le par la redaction nrp

« La nuit, quand la maison s’ennuie, la porte s’entrebâille et vient le colporteur d’images avec la lanterne des rêves. Ou des cauchemars ».

La pratique du collage chez Jacques Prévert est liée à son art poétique. « Chiffonnier fastueux », l’écrivain glane des gravures et récupère de vieilles cartes postales comme il se joue des clichés et des idées reçues. Il métamorphose, avec la plume, les ciseaux et la colle, l’univers du quotidien. La cité Véron à Paris se peuple de créatures hybrides et des tableaux célèbres, comme les religieuses de Philippe de Champaigne, sont revisités avec humour. Les collages de Prévert apparaissent en couverture de ses recueils et même à l’intérieur, dans Fatras (1966) et Imaginaires (1970) où les textes sont accompagnés d’images. Toujours très proche des peintres, il a aussi écrit des textes inspirés de leurs œuvres, en particulier sur celles de Miró et Calder.

Les collages de Prévert, sur des photographies de ses amis Brassaï, Doisneau, Izis, sont exposés jusqu’au 10 avril 2011 à la Maison Européenne de la Photographie. Lors des visites commentées pour les classes de collège et lycée, une brève histoire du collage est prévue, ainsi qu’une mise en relation de cette pratique avec les autres modes d’expression du poète et scénariste. Enfin, des ateliers de pratique artistique s’organisent chaque année avec un photographe à partir d’un projet pédagogique, autour de thèmes comme « L’eau », « Photographier l’architecture », ou « Habiter ».

Les Amants, fragments de gravures et d’illustrations sur photographie de Brassaï, 1966. Collection privée Jacques Prévert © Fatras/Succession Jacques Prévert

Les amants

Le Désert de Retz, fragments d’illustrations et de gravures rehaussés sur photographie d’Izis. Collection privée Jacques Prévert © Fatras/Succession Jacques Prévert

 

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