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Boris Vian à la BNF

Affiche de l'exposition Boris Vian C’est un parcours double, aussi littéraire que musical  que nous propose la BNF autour de l’œuvre et de la vie de Boris Vian. Huit nénuphars pour huit périodes clefs de son existence, son enfance insouciante à Ville-d’Avray, sa mort, ses bonheurs et ses désillusions.

De son enfance, on retiendra cette  passion des mots très tôt transmise par son père. C’est en famille qu’il écrira ses premiers poèmes aujourd’hui exposés. Puis à quatorze ans il découvre la trompette et le jazz.

Ces jeux familiaux autour du langage, engendreront ce style parfois déconcertant, drôle mais aussi une certaine rigueur lorsqu’il traduira des romans étrangers. Ainsi pour lui la connaissance de la langue cible est le meilleur moyen de capter et retrouver l’atmosphère des romans à traduire. Mais la littérature ne sera pas toujours pour Boris Vian un lieu d’épanouissement. Humour incompris, écrits subversifs, scandale, rejet de Gallimard. La BNF nous propose de découvrir en miroir les deux visages d’écrivain de Boris Vian. D’un côté l’auteur de L’Arrache cœur et de L’Écume des jours, et de l’autre Vernon Sullivan auteur de romans noirs à l’image de J’irai cracher sur vos tombes. Une partie de l’exposition est d’ailleurs consacrée à ce roman qui le suivra jusqu’à sa mort.

L’exposition nous propose aussi d’autres exemples de cet humour. Alors qu’il est rédacteur en chef de la revue Jazz News Boris Vian se laisser aller à quelques fantaisies…Dans le n° 8 des mentions apparaissent en bas de page, le n° 9 voit son sommaire imprimé à l’envers.

Mais c’est surtout dans la deuxième partie de sa vie que la musique prendra toute son importance, après ses déceptions littéraires. En 1951, il passe le concours de d’auteur-compositeur de la SACEM. Il écrira par la suite les succès qu’on lui connait Le Déserteur, La Complainte du progrès. La BNF propose de redécouvrir quelques-uns de ces titres, interprétés par Mouloudji, Henri Salvador, Juliette Gréco, etc.

Il y a aussi les gens qui ont comptés dans sa vie, Prévert, Cocteau, ses amis du collège de Pataphysique.  Et les femmes de sa vie. Michelle d’abord qui le soutient pendant sa carrière de traducteur, de romancier, c’est elle qui lui suggèrera le titre de J’irai cracher sur vos tombes. Puis Ursula Kübler, une danseuse rencontrée en 1950, quand Boris Vian commence à s’intéresser de plus en plus à la scène. Elle l’encouragera également à terminer L’Arrache cœur.

Mais sous ses airs de gai luron, la mort l’angoisse. Lui qui a pris conscience de sa fragilité très tôt quand à douze ans on lui diagnostique un rhumatisme cardiaque. Je ne voudrais pas crever, recueil de poèmes publiés par Jean-Jacques Pauvert en 1962, en témoigne. Vian ira jusqu’à imaginer son propre enterrement dans un collage également présenté.

Ce ne sera qu’après sa mort survenue en juin 1959, que Boris Vian sera enfin reconnu pour son travail d’écrivain. En témoigne cet hommage que lui rend la BNF en proposant une série d’émissions, œuvres et éditions posthumes qui lui sont consacrées.

C’est un voyage court mais riche qui permet de découvrir quelques pièces inédites : les 6 tableaux de Boris Vian, signés de son pseudo Bison Ravi.  Des manuscrits authentiques annotés par l’auteur, preuve parfois de son ennui – pour rester poli – à continuer un texte et témoins de l’esprit de Vian. Mais aussi des éditions originales, des photos, des citations, etc.

Et pour découvrir un peu plus l’exposition et la vie de Boris Vian nous vous proposons une interview de Nicole Bertolt, responsable de la Cohérie Boris Vian en charge de sa succession et conseillère scientifique sur l’exposition.

Informations Pratiques

Exposition Boris Vian à la BNF François-Mitterrand Paris 13e

Du 18 octobre 2011 au 15 janvier 2012
Du mardi au samedi de 10h à 19h et le dimanche de 13h à 19h.
Fermé les lundis et jours fériés

Des visites pédagogiques sont également prévues pour les scolaire le mardi et le jeudi à 10h. Plus de renseignements sur classes.bnf.fr.

Publié le par la redaction nrp

2 réponses à Boris Vian à la BNF

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